Archives de Tag: détermination

Jusque dans les veines

L’ambition contracte tous les muscles de son corps alors que ses genoux encaissent un choc de plus, venu du fracas entre son pied et l’asphalte de la piste. Ses poings se referment. Elle ne pense qu’au chemin devant elle, à ce qu’elle peut en faire. Son regard, d’une droiture olympienne, ne croise rien, mais perce tout. Ses veines, saillantes, se gorgent de vie et de toute l’intensité qui peut l’accompagner. Le sang vigoureux irrigue l’organisme jusqu’aux bouts de ses doigts, lesquels frôlent déjà le feu qui nourrit la flamme de la jeune femme depuis les premières étincelles.

La piqûre a touché sa peau il y a de cela bien longtemps et la possède encore, la possédra toujours, jusqu’à la fin, jusqu’au bout, jusqu’au but, si elle atteint un jour le seuil de la satisfaction, lequel ne cesse de s’élever tout droit vers les cieux.

Mais elle reste bien ancrée au sol, faisant face à la terre, face à ses objectifs, face à l’avenir, face à elle-même. Les rebonds de ses souliers donnent l’élan nécessaire à quelques parcelles de boue pour venir heurter son épiderme à la fois rude et souple. Elle court encore. Les emjambées se succèdent à un rythme effrené. La sueur arrose son front qui en a bien besoin. Sa chair commence à sentir la fatigue, mais cette dernière n’atteint pas son cerveau, son grand manitou. Ses pieds conservent leur trajectoire, ses yeux ne dévient pas, elle ne tanguerait pour rien au monde. Chaque seconde de persévérance la rapproche de sa ligne d’arrivée. 

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Les feuilles d’automne

Que tombent les feuilles d’automne
Sur la tête de la classe moyenne
Comme des claques à la tonne
Voilà une saison malsaine
Les chemises se déboutonnent
Pour qu’à survivre elle parvienne
L’endettement devient monotone
C’est la joie quotidienne

Mentant plus qu’artistiquement,
Ils scandent: «Justice sociale!»
Mais ce matin, dans l’éditorial
Les propos changent drastiquement:
Une hausse d’impôts faramineuse
Pour subventionner les pétrolières
Qui enfoncent dans la misère
La classe moyenne patineuse

Que tombent les feuilles d’automne
Sur toux ceux qui entonnent
De nombreux slogans éloquents
Pour les corrompus, choquants
Pour les déconnectés, irréalistes
Le changement n’entre pas en piste
Tant que la mobilisation
N’est pas l’affaire d’une population

L’ancestrale culture de l’ignorance
Continue d’être transmise à outrance
Au travers d’un déni collectif
Le manque devient béant et vif
Les deux oreilles de la masse
Semblent bouchées par la crasse
Qui bouche l’accès à l’espoir
Par un infini trou noir

Que tombent les feuilles d’automne
Sur la tête du commun des mortels
Que peu d’injustices étonnent
Passés de peuple à clientèle,
Tous recherchent l’égalité
Qui s’éloigne chaque jour
Laissant place à la bestialité
Qui prend plus qu’un séjour

Une assemblée a été organisée
Pour organiser la manifestation
Qui a lieu à l’unisson des botillons
De la classe moyenne réconciliée
La liberté d’expression résonne
Jusqu’au village des corrumpus
Qui se réveillent en apercavant
Qu’elle marche sur les feuilles d’automne

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La chanson

Petit à petit, la complicité s’effrite
Mettant ainsi l’équilibre en péril
Craignons la mort subite
De toute activité subtile

Très longtemps, j’y ai cru ardemment,
L’ai défendue par l’arme vocale si souvent
Pour qu’elle survivre à travers le temps
Au lieu de bêtement tomber en plan

Je suis toute seule debout
Devant les injustices stagnantes,
Je ne peux plus combattre le tabou
De l’expression sincère et inspirante

Pendant que l’espoir m’abandonne
Je continue d’espérer que la cloche sonne
Dans les esprits envahis d’ignorance démone
Par leur inaction statu-quo ils cautionnent

Corruption adjacente,
Maîtresses cachées au grand jour,
Nous proposant de la fiante,
Ils la maquillent en velours

Je connais parfaitement bien la chanson
Entonnée par les lobbyistes et leurs illusions
J’abandonne le grand combat des affronts
Probablement par manque de détermination

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