Chaîne


Les peaux se frottent, s’assèchent, se caressent et se blessent. Le cliquetis du macabre retentit et fait trembler les murs de tôle irrigués de sang. Les gicleurs ne manquent pas. Les carcasses trémoussées d’en-haut défilent et passent. Éphémères. On fûme du silence. Nous fûmes ce silence, au travers des bourrasques de temps qui trépassèrent aussi. Les chenilles roulent. Rythme régulier. Infatigable. Là. On l’entend et l’attend, lui qui sent et descend pour le sang cassant le moment. Cliquetis qui cliquent le chic pique-nique. Brique. Ça sent les sentiments puants de vérité mortelle. Les crochets jouent le concert du temps, une note après l’autre. Toujours la même, qui se répète au cycle prochain qui s’en vient. La viande se mange toute seule. Pas besoin de personne. Personnes.

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