Pénétrer le feu


Mon flanc pleure les larmes
Du coeur exilé de sa douce niche,
Sa blanche triche qui l’atteignait enfin
Poing dans l’mur, poing dans l’âme
Mais point dans une quelconque chose
Ah! Ces fugitives futilités qui me traquent
Vers le Nord qui me tue

Frémir de l’intense anarchie des cons qui se succèdent
L’un après l’autre à la tête de ma tête
Qui comprend qu’elle ne saisit rien
Qui s’y refuse

La plume caresse mes frissons
Me fait danser quand j’mange d’la merde
Cette chiasse d’où je baigne d’où je viens
Où je suis

La soif me grimpe
De bas en haut
Du Sud au Nord
Puis m’astreint à ces ludiques lubies
Des imbéciles qui me précèdent, me suivent et me ressemblent
Du vide lunaire des étoiles qui tournent malgré tout

La chaleur explose en moi
Elle me monte de ses doigts pernicieux
C’est toi, rien que toi
Tout toi

Pénétrer le feu

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